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Conclusion sur la doctrine religieuse de l'abbé Georges de Nantes

Les 'frères' et 'soeurs' de la CRC  
Comme l'explique l'ex-"frère" Hilaire de Crémiers (1), "l'abbé de Nantes a une fausse mystique liée à une fausse théologie". Cette fausse mystique repose essentiellement sur le rôle qu'il se donne : il se met à la place de notre Seigneur Jésus-Christ pour nouer des réseaux de relations selon ce qu'il appelle sa "philosophie relationnelle".
Alors que tout vrai directeur spirituel s'efface devant l'action de la grâce, lui se met au centre : il est le Père, il est l'Epoux et Roi, il donne l'Esprit.Les âmes prises progressivement dans ce réseau ne peuvent plus psychologiquement s'en sortir. Il leur inculque, peu à peu, cette fausse notion de la Très Sainte Trinité, de l'Incarnation, de la Vierge Marie, du péché du monde, ou encore de l'Eucharistie. Et il se fait passer ainsi pour un théologien "éclairé" par des révélations "privées", dont les pensées ne seraient pas encore comprises par l'Eglise actuelle, qu'il accuse depuis le dernier concile, "d'hérésie, de schisme, d'apostasie, et de perversité" (2).

Et pourquoi une telle doctrine? Pourquoi une telle liturgie eucharistique ? C'est tout simplement pour se justifier de ce qu'il fait. "Comme tous les hérétiques - nous explique Hilaire de Crémiers - il avance la théorie de son cas personnel, et il est prêt ensuite à casser le monde en deux, à broyer les âmes s'il le faut, pour n'avoir pas à s'avouer à lui-même et devant Dieu et devant les hommes qu'il a tort " (3).

Nous étant volontairement limités, dans cette partie, à une étude doctrinale, nous n'aborderons pas ici l'aspect moral des pratiques de l'abbé de Nantes avec les religieuses de sa communauté, ou avec des mères de famille soigneusement choisies et "initiées" lors d'entretiens dits "spirituels". La concordance des nombreux témoignages (4) recueillis sur ce sujet par l'évêque de Troyes, a obligé l'Eglise à prendre des sanctions plus graves à l'encontre de cet octogénaire.

Le 1er juillet 1997, l'évêque de Troyes frappait Georges de Nantes d'interdit (5), et ce pour trois motifs : "pour ses doctrines en contradiction avec la foi catholique, notamment au sujet de la Sainte Trinité, de la Sainte Vierge Marie et de la Sainte Eucharistie ; [.] pour son attitude hostile au magistère ecclésiastique et à la hiérarchie catholique" ; et enfin, "pour avoir pris le risque de traduire ses doctrines erronées en comportements moraux inadmissibles de la part d'un prêtre" (6).

L'appel que fit immédiatement l'abbé de Nantes auprès de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi fût rejeté le 24 mars 1998 (voir sut notre site les condamnations canoniques). Cette Congrégation précisait d'ailleurs dans son communiqué que "l'abbé de Nantes, désobéissant aux dispositions de son Ordinaire, continue à diffuser, à travers sa prédication, des doctrines erronées consistant en une conception sensualiste de l'Eucharistie et en la notion d'un présumé "mariage mystique entre le Christ et Marie". Il est en outre accusé d'avoir pris le risque de traduire de telles théories en comportements moraux inadmissibles de la part d'un prêtre" (7).

Un second et dernier appel de l'abbé auprès du Tribunal de la Signature Apostolique (8) fût également rejeté le 7 octobre 2000. Et le 14 juin 2001, l'évêque de Troyes (9) publiait un communiqué confirmant que les condamnations de "suspense" et d'"interdit" qui frappaient l'abbé de Nantes étaient pleinement en vigueur.

La santé de l'abbé de Nantes s'étant par la suite beaucoup dégradée, ce sont ses deux disciples de "la première heure", les pseudo-"frères" Gérard Cousin et Bruno Bonnet-Eymard, qui ont pris le relais. Ils continuent aujourd'hui activement de diffuser cette doctrine en toute impunité.

Il est donc plus que jamais important de dénoncer ces graves erreurs doctrinales qui conduisent les âmes à renier les fondements de leur foi catholique. C'est le but que nous poursuivons avec notre site.

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(1) Hilaire de Crémiers a vécu vingt et un ans comme religieux dans la communauté fondée par l'abbé de Nantes. Ayant constaté les graves dérives doctrinales, et surtout découvert les pratiques scandaleuses de cet abbé, il se fait chasser de la communauté en 1992. Retourner

(2) G. de NANTES, "Manifeste de la Communion Phalangiste", Lettre mensuelle n. 206 (décembre 1984) 1. Retourner

(3) H. de CRÉMIERS, Lettre adressée à Jacques Mourot, secrétaire général de la CRC (11 octobre 1994) 13. Retourner

(4) Notamment ceux de Mère Agnès, et des neuf sours, chassées brutalement de la communauté en 1989, parce qu'elles ne voulaient plus taire les pratiques immorales de l'abbé de Nantes. Retourner

(5) Cf. Mgr G. DAUCOURT, Décret épiscopal du 1er juillet 1997. Retourner

(6) Mgr G. DAUCOURT, Déclarations du 27 juillet 1996, du 6 mars 1997, du 1er juillet 1997, et du 2 juillet 1997. Retourner

(7) Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Communiqué du 24 mars 1998, adressé à Mgr G.DAUCOURT, évêque de Troyes. Retourner

(8) Cf. Tribunal Suprême de la Signature Apostolique , Communiqué du 7 octobre 2000, traduit en français le 4 janvier 2000. Retourner

(9) Cf. Mgr M. STENGER, Communiqué du 21 avril 2001, publié en juin 2001. Retourner

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