Une conception polythéiste de la Trinité
"Plusieurs Etres au sein de la Trinité" ?
"Dieu, c'est le Père" ?
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Ce thème de la Sainte Trinité a été développé par l'abbé de Nantes d'une manière particulièrement importante. Il existe notamment une série de conférences données à la Mutualité à Paris en 1981-1982 sur la " métaphysique totale" (1), ou encore deux retraites enregistrées : |
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Esquisse d'une mystique trinitaire"
(2), retraite prêchée en 1989, et "
La circum-incessante charité"
(3) prêchée en 1993. Toutes deux apportent un développement très complet de sa doctrine trinitaire. L'abbé de Nantes revient également avec insistance sur ces thèmes aux mois de mai et juin 1996, au cours de ses enseignements quotidiens, les "
logias"
(4).
Ces enseignements oraux sur la Sainte Trinité représentent plusieurs dizaines d'heures d'enregistrements ; cela rend donc difficile, pour le lecteur, l'utilisation de ces documents pour retrouver des citations. Nous allons donc tenter ici de présenter cette doctrine trinitaire en nous servant uniquement de quelques documents écrits plus "concentrés", et de nous limiter aux thèmes les plus importants.
Dans sa lettre (5) de février-mars 1996, l'abbé de Nantes rejette cette "prétendue simplicité, unité et infinité de l'Etre divin" (6). S'opposant ouvertement à Saint Thomas d'Aquin, il remet en cause cette "explication métaphysique (thomiste) de la pluralité des Personnes divines, dans l'unité d'une même substance, qui - selon lui - s'est compactée avec les siècles en un ridicule béton sans grâce et sans vérité" (7). Le ton est donné.
S'appuyant sur une métaphysique qu'il qualifie lui-même de "mystique", il commence par se placer délibérément au dessus de l'enseignement traditionnel de l'Eglise, pour nous "révéler" ce que " par quel grand méfait de l'aveuglement aristotélicien, nos saints Docteurs, entraînant toute l'Eglise d'Occident, n'en ont rien voulu savoir, quitte à se boucher les yeux et les oreilles. " (8).
"Plusieurs Êtres au sein de la Sainte Trinité" ?
Ce que dit l'abbé de Nantes
Pour l'abbé de Nantes, il y a bien une seule nature divine, une seule "manière d'être" Dieu. En revanche, lorsqu'il parle des Personnes divines, il présente les choses comme s'il s'agissait d'Etres distincts, comme si chaque Personne avait une existence propre, "singularisée", partageant avec les deux autres une même "manière d'être" (9). Dans la lettre de décembre 1996, au sujet des relations d'amour intra-trinitaire, il est écrit explicitement : "Tout absorbés, fascinés par le mystère de ces incessants échanges d'amour au sein des Etres célestes , nous comprenons d'instinct le renversement qu'opéra le Père : l'incroyable, ce n'est pas qu'Eux (les Etres célestes de la Sainte Trinité) existent mais c'est que nous existions..." (10).
Pourquoi ne peut-il y avoir plusieurs Êtres en Dieu ?
Avant d'aller plus loin dans la théologie trinitaire de l'abbé de Nantes, il nous faut d'abord répondre à cette question : pouvons-nous dire qu'il existe plusieurs Etres en Dieu, sans tomber dans le polythéisme? Pour pouvoir répondre, il faut commencer par rappeler quelques principes indispensables de métaphysique.

Dans les choses créées, essence et existence sont distinctes
Dans toutes les choses créées, nous devons distinguer l'essence et l'existence. Toute chose créée accomplit dans le temps un "programme" pour trouver son bien propre et jouer son "rôle" en vue du bien de l'ensemble. Ce "programme", c'est l'essence de la chose. Mais comme cette chose qui est "née" hier, "mourra" demain, c'est que l' existence ne fait pas partie de son "programme". La chose ne peut pas se donner l'existence, autrement elle n'aurait pas attendu pour exister. Elle reçoit l'existence. Existence et Essence constituent l'acte d'être .

En Dieu essence et existence ne font qu'UN
Par contre en Dieu, il n'y a aucune composition, mais une absolue simplicité. Il n'a pas commencé à exister. Il ne cessera jamais, car l'existence fait partie de son essence même. Et Il ne partage pas son Etre avec un autre être . Il est Unique. Il n'y a en Lui aucun devenir, aucun changement, aucune multiplicité. L'Etre divin est l'"Etre-par-soi-subsistant", il est donc cause première de l'existence de toutes choses, le seul qui puisse donner l'être. " S'il y avait "plusieurs dieux" - dit Saint Thomas - il faudrait bien qu'ils fussent différents en quelque chose: quelque chose conviendrait à l'un qui ne conviendrait pas à l'autre. S'il en était ainsi, une certaine perfection d'être manquerait à tel d'entre eux. Et celui qu'affecterait cette privation ne serait pas absolument parfait" (11). Et donc ce ne serait pas Dieu! En Dieu, essence et existence ne font donc qu'UN.
Mais un seul acte d'être signifie-t-il pour autant un seul "agir", une seule "opération" en Dieu?

En Dieu, une seule opération divine
L'Eglise a toujours affirmée à la suite de Saint Basile, qu'en Dieu il y avait une substance en trois hypostases, en trois Personnes (12) ; ce qui pourrait se traduire par "une seule opération procédant de trois opérants". Personne ne rejette ouvertement ce principe, car attribuer à une Personne divine une ouvre qui soit faite par elle seule, à part des autres, serait lui attribuer une substance propre : en effet, un être agit en raison de ce qu'il est. Mais comment doit-on considérer alors la distinction entre les Personnes divines?

La distinction des Trois "Etant-Dieu" pour Un seul "Etre" : Dieu
La distinction des Trois "Etant-Dieu" en Dieu ne peut se faire que par une opposition relative (13) car c'est la seule qui respecte la consubstantialité des "Etant-Dieu" (14). Et cette opposition, ce sont les relations subsistantes qui unissent les Trois Personnes de la Sainte Trinité. La relation est dite subsistante parce qu'elle subsiste en soi (15). Elle n'est donc pas une substance. Il peut donc y avoir en Dieu une multiplicité de relations subsistantes tout en respectant l'unité de l'Etre divin.

Les Personnes divines sont des relations subsistantes
Le terme de "Personne" n'a pas le même sens si nous l'attribuons à Dieu, ou à un être humain. Pour l'homme, la "personne" signifie le sujet, le suppôt, la subsistance, c'est-à-dire ce qui octroie à cet homme d'être sujet d'existence pour soi. Ce sont les trois principes de l' essence, de l' existence, et de subsistance qui font l'être. Ainsi, chaque personne humaine est un être à part entière.
Pour Dieu, la "Personne" signifie "relation subsistante". Nous avons vu précédemment que cela ne remettait pas en cause l'Unité d'Etre en Dieu. Si nous parlons de Trois Personnes en Dieu, il ne peut donc pas y avoir pour autant trois êtres distincts, mais un seul et unique.
C'est pour toutes ces raisons que nous ne pouvons donc pas parler "des Etres" célestes au sein de la Trinité, comme le fait l'abbé de Nantes, sans tomber dans le polythéisme. Et c'est sur cette erreur que toute la théologie trinitaire de Georges de Nantes va ensuite "dérailler".
"Dieu, c'est le Père"
?
Ce qui dit l'abbé de Nantes
Partant du principe que les Êtres sont distincts au sein de la Trinité, contredisant nous venons de le voir le principe d'Unité de la Nature divine, l'abbé de Nantes va pouvoir attribuer aux trois Personnes divines des rôles différents, des "manières d'Etre" différentes. Ainsi, selon lui, Celui qui assume le rôle de Dieu, c'est le Père. "Il n'y a pas d'abord un Dieu à notre ressemblance - écrit-il - qu'ensuite on nomme Père pour un tiers de lui-même, et Fils pour un autre tiers, et Esprit-Saint pour le reste. Dieu en vérité, c'est le Père" (16). Nous retrouvons cette affirmation, sous une autre forme, dans une prière lors d'une prise d'habit d'une religieuse de la communauté: "Ô Jésus, ô mon Epoux, [.] emmène-moi vers ton Père, notre Père, notre Dieu à tous deux" (17).
Pourquoi ne peut-on pas dire que "Dieu, c'est le Père" ?
Dans la réalité divine, même s'il est vrai que l'on peut dire que le Père est "principe sans principe" (18), il n'en reste pas moins que Dieu est simultanément et de toute éternité, le Père et le Fils et le Saint-Esprit. Chacune de ces trois personnes témoigne concrètement de la même, unique, infinie, impartageable divinité. Il est vrai que l'homme a connu Dieu comme "Un" (Ancien Testament) avant de le connaître comme "Trine" (Nouveau Testament) ; mais le "Dieu Un" n'est en aucune manière à séparer du "Dieu Trine".
Certains théologiens catholiques de renom comme l'allemand Karl Rahner rendent compte de la doctrine de l'Eglise en partant de la profession de foi au Père : « Dieu est un, et à ce titre, il est Père » disait Rahner. Ce courant théologique suit donc volontiers l'exemple des symboles anciens qui partent de la profession de foi au Père : « je crois en un seul Dieu le Père tout puissant ». Mais ces auteurs, Rahner en tête, précisent aussitôt que « le Père agit de façon indivise avec le Fils et l'Esprit », non simplement en conséquence de l'unité de l'essence divine en vertu de laquelle un acte du Père est toujours une action des trois, mais parce que de toute éternité la condition de Père n'est rien d'autre qu'une relation au Fils et à l'Esprit (19).
En conséquence, nous comprenons que l'affirmation de l'abbé de Nantes "Dieu, c'est le Père" (20) est inexacte. Le Père est Dieu, certes, mais jamais isolément comme l'abbé de Nantes le laisse entendre : la relation au Fils et à l'Esprit caractérise le Père. Sur ce point, l'abbé de Nantes contredit donc manifestement notre monothéisme trinitaire.
Ensuite, il existe une donnée primordiale, la plus ancienne, de la théologie de la Trinité, c'est que le Père et le Fils sont corrélatifs (relatifs l'un à l'autre), de sorte qu'ils sont " simultanés et dans la réalité et dans la connaissance " (adage aristotélicien connu et utilisé par les Pères les plus anciens) (21). C'est par ce principe d'intelligibilité que l'Eglise a surmonté le subordinatianisme (22) spontané des premières spéculations trinitaires. Le Père ne pouvant être sans le Fils, ils sont co-éternels.
Ce principe fondamental de la simultanéité du Père et du Fils donne la priorité à l'éternel sur le temporel, notamment quand il s'agit de parler de l'engendrement du Fils par le Père. Là encore, ce principe de simultanéité ne semble pas convenir à l'abbé de Nantes quand il décrit le Fils comme "engendré du premier Amour du Père". Le Père, selon lui, "goûte ainsi la joie de connaître, d'aimer [.] l'infinie perfection de sa propre Nature, donnée à son Fils bien-aimé et imprimée en lui, resplendissante" (23). Et il ajoute : "et de même ce Fils, né de Lui, [.] dès cette première minute d'éternité , n'eut d'attention, d'admiration, d'amour et de complaisance infinie que pour ce Dieu qu'il découvrait en son Père, sans un seul regard pour rien ni personne que Lui [...] le Fils né d'un tel Père se jette dans son sein, dans son Cour d'où il a reçu l'être, pour s'affirmer en tout lui-même, par son enthousiaste, libre et aimante identification à leur commune nature, vraiment et uniquement Fils d'un tel Père. Ce en quoi s'exalte sa singularité , sa personnalité, son ipséité absolue" (24).
L'abbé de Nantes semble montrer ainsi que le Père devient Père parce qu'il engendre. Or saint Thomas dit exactement le contraire : "C'est parce qu'il est Père que le Père engendre". Pour saint Thomas, "il y a la priorité conceptuelle de la relation de paternité, en tant que celle-ci constitue la personne du Père, sur l'acte notionnel de génération" (25).
Le nouveau Credo de l'abbé de Nantes
Sa nouvelle conception de la Sainte Trinité pousse l'abbé de Nantes à enseigner à ses fidèles un nouveau "Credo" (26) :
"Je CROIS en Vous, ô notre Dieu, notre Père qui êtes aux Cieux, tout-puissant et miséricordieux, créateur de l'univers, des anges et des hommes, leur source et ressource en tout temps, leur bonheur dans l'éternité.
J'ESPERE en votre Fils unique, vrai Dieu fait homme, Jésus-Christ, né de la Vierge Marie, notre Seigneur et notre Rédempteur, mort sur la croix pour nos péchés, ressuscité en sa chair pour notre salut, Epoux et Roi au saint Royaume de Dieu dont la Vierge Marie est la reine.
J'AIME votre commun Esprit-Saint, don divin de l'Amour, principe de notre foi, de notre joie et de notre gloire. J'aime son ouvre incomparable, unique et sainte, dont il est le Paraclet, l'Eglise catholique, apostolique et romaine."
Il y aurait beaucoup à dire sur ce texte. Mais nous nous limiterons ici à quelques remarques concernant la Sainte Trinité. Tout d'abord, nous retrouvons ici notre Dieu qui est le Père. Nous ne devons croire qu'en Lui, puisque nous sommes appelés seulement à espérer en son Fils, et aimer son Esprit-Saint.
Ensuite, a été supprimé tout ce qui concerne l'identité de nature des trois personnes divines, l'engendrement du Fils, la procession de l'Esprit-Saint...
Enfin, nous trouvons certains ajouts concernant Jésus comme "Epoux et Roi" et la Vierge Marie comme "Reine" (voir sur notre site la doctrine de la CRC sur la Vierge Marie).
L'opposition et la domination en Dieu de la Volonté sur l'Intelligence
Enfin, il nous faut évoquer brièvement cette erreur que fait l'abbé de Nantes en voulant opposer en Dieu Volonté et Intelligence. Se servant de la théologie trinitaire de Jean Duns Scot dont il va déformer le propos, l'abbé de Nantes conclut qu'en Dieu "la Volonté divine, la Liberté qui en est la preuve et la mesure, enfin l'Amour qui en est le fruit, sont premiers, sont souverains, l'emportent sur toute faculté rivale, et pour parler clair, sur l'Intelligence, sur la raison qui en est l'instrument, sur la sagesse qui en est la conquête" (27).
S'il est vrai que le primat de la Volonté sur l'Intelligence est réel dans le cas de l'être humain lorsqu'il se tourne vers Dieu (28), ou vers des réalités qui lui sont supérieures, l'appliquer à Dieu comme le fait l'abbé de Nantes, rappelle certaines erreurs nominalistes. Car en Dieu, Volonté et Intelligence ne font qu'UN. Même s'il y a distinction, il ne peut y avoir de séparation entre elles, encore moins d'opposition ou de " rivalité ". Comme l'explique J.H.Nicolas, "l'intellect comme tel n'est pas opposé à celui de volonté comme telle [...] En Dieu, en l'Acte pur, intellect et volonté s'identifient " (29).

(1) G. de NANTES, "Métaphysique totale", conférences Mutualité, 13 cassettes série Méta 1-12, 13 h., Paris 1981-1982. 
(2) G. de NANTES, "Esquisse d'une Mystique Trinitaire", 10 cassettes série S 103, 15h., Saint-Parres-Les-Vaudes, 1989. 
(3) G. de NANTES, "La circum-incessante charité", cassettes série S 120, Saint-Parres-Les-Vaudes, 1993. 
(4) "Logia", terme choisi par l'abbé de Nantes pour désigner ses homélies et ses méditations enregistrées quotidiennement, et qui sont ensuite envoyées à ses plus proches "fidèles". Ces derniers s'obligent ainsi à écouter ces cinq heures environ d'enregistrements par semaine, en plus de la lecture des "lettres mensuelles" ou des "conférences audiovisuelles". La personne consciencieuse, prise dans ce système, n'a rapidement plus le temps de consulter aucune autre source d'information et perd tout sens critique. 
(5) Cette lettre mensuelle est envoyée à ses "fidèles" depuis 1958 sous le nom de "Lettre à mes amis", puis de "La Contre Réforme Catholique au XXème siècle" à partir de 1969, et enfin "Résurrection" depuis le mois de janvier 2001. 
(6) G. de NANTES, "Contre Réforme Catholique", Lettre mensuelle n°320 (février 1996) 19. 
(7) Ibid. 
(8) Id. 21. 
(9) Id. 23. 
(10) G. de NANTES, "Contre Réforme Catholique", Lettre mensuelle n.328 (décembre 1996) 28. 
(11) THOMAS d'AQUIN, Somme théologique, Ia, q.11, a.3 
(12) Cf. Concile du Latran IV, 1215, ch.2, DH 803-808, ou Concile de Florence, Bulle "Cantate Domino", DH 1330 
(13) Cf. Concile de Florence, Bulle "Cantate Domino", DH 1330, dont l'extrait suivant "Ces trois personnes sont un seul Dieu, non trois dieux, parce que des trois une est la substance, une l'essence, une la nature, une la divinité, une l'infinité, une l'éternité, et toutes choses sont une, là où ne se rencontre pas l'opposition d'une relation". 
(14) Cf. J.-H. NICOLAS, Synthèse dogmatique, éd. universitaires, Fribourg Suisse, Beauchesne, Paris 1991, 117-121. 
(15) Id. 122-129.

(16) G. NANTES, "Contre Réforme Catholique", Lettre mensuelle n.320 (février 1996) 23. 
(17) Prise d'habit de sour Marie-Auxiliatrice et de sour Véronique de Saint Jean, le dimanche 23 janvier 1994. 
(18) Concile de Florence, Bulle "Cantate Domino", Décret pour les jacobites , 4 février 1442, DH 1331. THOMAS d'AQUIN, Somme Théologique , Ia, q.33, a.1 
(19) KARL RAHNER, Dieu Trinité, Cerf, Paris, 1999, pp. 68 ss. 
(20) G. NANTES, "Contre Réforme Catholique", Lettre mensuelle n.320 ( février 1996) 23. 
(21) J.-H. NICOLAS, Synthèse dogmatique, éd. universitaires Fribourg, Suisse, Beauchesne, Paris 1991, 58. 
(22) Tendance à placer le Fils dans la dépendance du Père, donc dans une certaine infériorité par rapport au Père. 
(23) G. NANTES, "Contre Réforme Catholique", Lettre mensuelle n.320 (février 1996) 23. 
(24) Ibid. 
(25) G. EMERY, "Essentialisme ou personnalisme dans le traité de Dieu chez Saint Thomas d'Aquin ?", Revue thomiste t.XCVIII, n.1 (janvier-mars 1998) 5-37. 
(26) G. de NANTES "Manifeste de la communion phalangiste" Lettre mensuelle n.206 ( décembre 1984) 1. 
(27) G. de NANTES, "Contre Réforme Catholique" Lettre mensuelle n°320 (février/mars 1996) 21. 
(28) A l'inverse, il y a le primat de l'intelligence sur la volonté quand l'homme considère des réalités qui lui sont inférieures. 
(29) J.-H. NICOLAS, Synthèse dogmatique, éd. universitaires, Fribourg Suisse, Beauchesne, Paris 1991, 119. 